Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

Translate

mercredi 22 février 2017

Quand on décide que son adversaire est un corbillard, on oublie qu'on en devient son fossoyeur

Je passe beaucoup trop de temps sur Facebook, c'est un fait et ça commence à me gonfler.
Non pas parce que je n'aime pas discuter avec des gens différents, des amis, mais mon compte Facebook était jusqu'à présent épargné par les trolls d'extrême-droite.
J'ai toujours jusqu'à peu soutenu Jean-Luc Mélenchon, non pas comme une adepte ou fan ou autre mais comme un chef de file d'un mouvement qui me semblait sympathique, avec des gens que je trouvais intéressants, ouverts et avec lesquels je pouvais discuter et trouver des affinités, notamment la fibre sociale, l'humanisme et d'autres choses encore.
Et voilà que des gens que je croyais connaître sur Facebook deviennent haineux et en sont à me traiter de tous les noms car j'ai toujours soutenu le Revenu Universel, le Revenu de Base, et il me suffit de faire une critique ou de poser une question sur Mélenchon, car des statuts sur Hamon comme incapable, renégat, hypocrite, ayant trahi, on se sait pas quoi....j'en vois défiler. Il me suffit de mettre en doute la parole du leader maximo pour savoir, mais qu'est-ce que je prends....j'ai du commencer à supprimer des commentaires sur Facebook
En personne de bonne éducation, je me garde de venir dénigrer, répondre vertement , sur le même ton, je ne suis pas un troll et je ne me comporte pas comme telle.

Mais je veux adresser un message à ceux qui s'acharnent sur Hamon, tant que la Gauche s'écharpe, tant qu'on se jette sur Hamon avec acharnement, dans son propre camps, et je trouve déplacé le comportement de Le Foll qui se prend pour un donneur de leçons, à croire que même les Hollandistes veulent aussi sa peau...et dans le camps d'à côté...et bien , c'est la Droite et l'Extrême-droite qui se pourlèchent les babines.

Et juste un rappel:

En 2008, Mélenchon et une bonne partie de l'aile gauche du PS quittent le navire pour faire une scission, un schisme, affaiblissant ladite aile gauche du PS, qu'ils n'ont jamais aidé, ni en acceptant des postes de ministre en 2012 afin de peser dans le gouvernement, en coupant le PC de son allié avec qui il gouvernait, donnant donc un poids démesuré à l'aile droite du PS, facilitant du coup la prise de pouvoir des socio-démocrates de 2014.
En 2008, Mélenchon et ses amis quittent le PS car ils n'étaient pas d'accord avec une motion majoritaire de la direction du PS. En effet, ils avaient soutenu la motion de :

BENOIT HAMON....

On peut donc se demander ce qui fait que, ayant soutenu en 2008 Benoit Hamon, comment se fait-il qu'en 2016, brusquement, Benoit Hamon se retrouve affligé de tous les maux pour Mélenchon?

En fait, quelque part, étant anarchiste, j'ai suffisamment de recul pour voir les faiblesses et les forces de chacun. Il est sur que je ne voterai pas pour de la haine, d'où qu'elle vienne. Je ne suis pas là pour que les politiques règlent indirectement leurs comptes par mon vote.
Il se trouve que pour l'instant, le programme de Hamon a mon soutien, il est possible que cela change.
Mais je ne serai la marionnette de personne et n'ai aucune illusion sur ce qui semble arriver.
Quand on est tellement décidé à faire de son adversaire un corbillard, on oublie qu'on en devient son fossoyeur.


lundi 20 février 2017

L'extrême-droite, ce faux bouffon utile effrayant qui ment

Dans l'Ancien Régime, au Moyen-âge, les souverains avaient des bouffons qui les aidaient à régner en paix. Il était nécessaire que le menu fretin, pardon le bon peuple, puisse croire qu'une critique puisse exister, qu'un pluralisme soit là, et qu'on puisse dire ses quatre vérité à l'aristocratie en place.
Si l'on admet que notre société n'est guère différente en fait de cet Ancien Régime, on peut dresser ce tableau:
Le pouvoir est composé d'un nombre restreint de personnes qui se le partagent. Autour gravitent la Cour, des Courtisans, des corporatismes, nos nobles de Cour, d'épée et de lettres, en fait, les parlementaires et les médias gravitent ensemble autour de ce cercle de pouvoir qui a juste changé de fréquence de distribution de celui-ci, non à la mort du souverain mais tous les 5 ans.

Au milieu de tout ceci, nous avons les bouffons.
Les Bouffons sont là pour divertir et font diversion de manière habile.
On les prise, on les recherche, on les invite et on en rit. Leurs propos sont futiles et grossiers, ils mettent en valeur les travers de la société, comme des miroirs grossissants, les bouffons permettent aussi d'expurger les miasmes.
Les Bouffons sont la stabilité du système. Quand il n'y en a plus, c'est là que les choses changent.

C'est évident que les choses ont changé quelque peu.
Car d'esprit critique, il devient de plus en plus difficile, dans cette société en décomposition, d'en avoir.
Les crispations sont là, nées d'injustices ou de l'évolution du monde considéré comme tel.
Et au milieu de tout ceci, le bouffon qu'est le FN est toujours là, on l'invite, on se repaît de ses interventions, on le flatte quelque peu.
Car là où s'arrête la comparaison, c'est qu'il ne dit pas la réalité.
Il fascine, il permet de dire des horreurs tant qu'on n'est pas  de ce bord, il est un épouvantail, il devient un espèce de Chucky, de Freddy Kruger, qui fait frémir dans les chaumières, 63 % des Français en auraient peur.
Il est devenu, dans cette société paranoïaque, l'idiot utile qui sert à ce que les autres formations politiques, celles qui sont au chaud près du pouvoir restent dans l'immobilisme.
De bouffon, c'est dans le sens populaire qu'il existe bien. Le FN et l'extrême-droite sont bien ancrés dans un système dont ils assurent la pérennité et ils ont même des miettes de pouvoir local.
Mais de révolution avec eux, il n'en est point.
Ils pleurent pourtant toujours alors qu'ils sont favoris des sondages en se disant des persécutés, des exclus mais ils sont des soutiens actifs du système en place et participent de l'immobilisme réactionnaire de notre société.

Mais si le FN disparaissait, peut-être que des vrais Bouffons salutaires pourraient être entendus, comme Coluche l'était à son époque, époque où Jean-Marie Le Pen ne faisait pas grand chose en termes de voix. Ironie troublante, l'ascension du FN coincide avec la disparition de Michel Colucci, dit Coluche en 1986.
Cette année-là, les épouvantails rentrent dans l’Hémicycle comme députés.

dimanche 19 février 2017

Le Mal bien Français du Corporatisme

On les nomme médecins, huissiers, notaires,  policiers, des fois enseignants, MEDEF, FNSEA, chasse et pêche, lobbies pharmaceutique etc...
On aurait pu dire les corporatismes mais quelque part, c'est bien plus préoccupant que les communautarisme car le corporatisme fait plier l'Etat et arrive à ses fins, soit trop souvent avoir des mesures pour le flatter , au mépris de l'intérêt général mais pour flatter le corporatisme particulier.
Il n'est pas dangereux à tous les niveaux ni au même grade.

Mais on peut dégager une constante: il y a corporatisme quand un esprit de corps se dégage tellement fortement que, lorsqu'on est dans cette profession, on n'arrive pas ou plus à avoir de l'auto-critique sur soi et sur ses collègues, il devient impossible de reconnaitre qu'il y a des brebis galeuses dans le lot. C'est le cas de la médecine qui avoue rarement les erreurs médicales, de certains enseignants qui systématiquement accusent tout le monde de leur incompétence, etc...et je ne parle pas de la police qui est très rarement sanctionnée en interne quand un de ses éléments merde.

Le corporatisme pense qu'il a des avantages acquis et qu'une réforme va forcément menacer ces avantages et que tout ce qui pourrait évoluer est une erreur, un danger. On voit bien que chaque fois qu'une réforme dans l'éducation nationale se fait, on a une levée de boucliers et on a toutes les peines du monde à aller jusqu'au bout. C'est le cas aussi des huissiers et notaires qui ont fait plier Macron , car sa réforme n'a rien changé à ces immobilismes, au fond, comparée à celle que Montebourg avait proposée.


Le corporatisme en veut toujours plus. Toujours plus d'argent ou niveau de vie, comme les médecins, toujours plus d'avantages , comme la police qui en veut toujours plus, comme le MEDEF qui réclame en permanence, certains gros agriculteurs de la FNSEA qui s'engraissent au mépris des petits qui crèvent , comme les chasseurs qui ne  veulent pas lâcher le dimanche alors que leurs tirs accidentels tuent des humains.

On ne parle pas de Théo et de la peur que tout ça engendre

Le corporatisme, les corporatismes tuent notre société à petit feu..

vendredi 17 février 2017

Qui veut la peau du PS et de Benoit Hamon?

Le message est clair et martelé : Hamon est au PS, c'est donc un socialiste, un social-traître qui ne respecterait pas sa parole car on sait que Hollande a trahi, donc Hamon, ce sera pareil.
On nous dit juste que Hamon sera un vote poubelle...
Hamon est un frondeur, il a quitté le gouvernement pour désaccord mais on lui reproche d'y avoir été et c'est juste si on ne le rend pas responsable du coup du virage libéral de Valls...
Hamon est le sous-marin de Hollande, envoyé pour torpiller la candidature de Mélenchon.

De l'autre côté....

Hamon est un méchant gauchiste qui va nous renvoyer au communisme, donc il faut retrouver la ligne sociale libérale pure incarnée par Macron.
Hamon a torpillé l'action du gouvernement, car si il avait pas été là, l'inversion de la courbe du chômage aurait été réelle et le Medef aurait créé son million d'emploi au lieu de ses millions empochés...

On a l'impression que le PS, parti majoritaire de la Gauche auparavant est à l'agonie et qu'on essaie de le piller, de droite à gauche, en lui piquant ses forces vives, un peu comme les vautours sur un cadavre.

Sauf que la mise à mort n'est pas arrivée.

Hamon est bien là et il remet de l'ordre , bon gré mal gré, dans une formation politique qui avait été complétement défigurée par le néo-social-blairisme de Macron et Valls.

Forcément, ça ne fait pas les affaires des uns et des autres.

 On a l'impression que  l'on veut le zombifier en quelque sorte.

lundi 13 février 2017

Campagne, recomposition, et décomposition de 2017

A quelques mois de l'élection présidentielle, plus rien ne va, plus rien n'est écrit
On s'approchait mi 2016 entre un duel avec Hollande et Juppé, c'est du moins ce qu'on croyait.

Personne n'aurait cru mi 2016 que Hollande aurait renoncé, que Juppé se serait fait battre par Fillon, battant également Sarkozy.
Personne n'aurait songé une seconde à ce que Hamon puisse écraser Valls.
Encore moins que Monsieur Propre de la Droite, François Fillon,  se serait  empêtré dans une affaire trouble qui le discrédite  jusque dans ses propres troupes.

Hamon a doublé Mélenchon dans la course aux sondages et Fillon est en baisse.
Marine le Pen semble caracoler avec Macron.

Mais on ne sait rien en définitive, sauf qu'on est bien dans la campagne des présidentielles 2017 et que les différents camps s'activent.

Chez Macron, on en dit le moins possible et on attire les déçus du PS et des LR.
Chez  Mélenchon, certains viennent aussi du PS.
Bref, je me retrouve à militer avec des contacts, avec qui j'avais déja fait 2012,  et d'autres qui font  campagne pour un des rivaux de Benoit Hamon.
Certains sont dans les limbes, aussi, ne sachant choisir.
Le souci, c'est qu'on ne sait plus trop si Macron est un rival ou un adversaire.
Qu'on espère que Mélenchon reste un rival mais pas un ennemi.
Pendant ce temps, Macron et Marine croient déjà avoir gagné.

Je ne pensais pas soutenir Benoit Hamon et me retrouver encore à soutenir le PS, je me préparais à ne pas aller voter.
Une chose est sure, c'est que je ne voterai sans doute que si Hamon est en lice au second tour, ce qui n'est ni probable ni improbable, comme beaucoup d'autres choses, d'ailleurs.

Nous sommes dans une espèce de 4ème dimension politique.
Peut-être allons nous vers une Présidence Macron avec un gouvernement de droite issu de l'Assemblée, ou une Présidence Le Pen avec une majorité de gauche...du bordel quoi, tout est vraiment possible.
Seuls le PS et les LR peuvent espérer une majorité en cas d'élection.

Nous sommes donc bien en campagne et ça flingue tout azimuth dans les réseaux sociaux.

dimanche 12 février 2017

Docteur Emmanuel Blair et Mister Nicolas Macron

En ce moment, le staff de Macron mobilise sous la bannière de ceux qui se dressent contre Le Pen, ce qui est , me semble-t-il, bancal, car la multiplication des candidatures augmente le poids des électeurs de Marine, et donc si Macron n'était pas là, ses électeurs se répartiraient entre Fillon et Hamon, augmentant la part de l'un et l'autre.
C'est bien ce qui a fait que le Centre a eu tant de mal à exister récemment, et non le contraire.
Macron n'est pas un rempart contre le FN.
Ou alors ses troupes croient déjà que l'élection est faite, que Macron sera au second tour, et que finalement, il faut déjà se préparer à rallier pour que Macron passe haut la main contre Marine.
Si Macron est au second tour, je ne déplacerai pas, même si Marine est l'adversaire, le jeu du "qui est avec Marine contre elle", ça ne m'intéresse plus.
Docteur Emmanuel peut se déguiser en Docteur Knock, je ne suis pas preneuse.
Quelque part, celui qui fait que Marine le Pen peut se présenter en favorite ne va pas me faire gober qu'il en est le rempart.

Confusion idéologique.
Je suis tombée sur une nouvelle recrue de Macron, une libérale sociale new look, de  ceux qui avaient investi le PS en tentant la grande conversion au blairisme via Manuel Valls, avec la complicité de l'éminence grise Jouyet, celui qui n'a jamais été inquiété et sur lequel on n'a jamais enquêté.
 Jouyet, transfuge de gauche chez Sarkozy, qui revient tranquille comme conseiller chez Hollande

Je suis tombée sur Facebook sur une recrue fraîchement partie chez Macron, en imputant à Hamon l'échec du quinquennat de Hollande....D'ailleurs, quand elle m'a dit que Macron est socialiste, je lui ai donné la définition du socialisme, elle ne l'a pas reconnue en me disant que ça, c'était la devise du communisme...misère...

Me disant que Macron, c'était mieux que Fillon mais pas capable de me donner des exemples pour me montrer cette différence, bien entendu, Macron n'a toujours pas de programme ou si...continuer celui de Hollande tout en se montrant un homme neuf?

C'est pourtant le blairisme dans toute sa splendeur, Macron, quelque part, d'ailleurs, il aime être surnommé comme cela. Si vous en doutez, regardez la définition qu'en donne Wiki, c'est assez édifiant.
On voit d'ailleurs percer à travers le mondialisme bêtifiant, naïf, qu'il prêche, sur lequel on doit remodeler notre société, selon lui, la négation même de socialisme.

"Il faut réparer notre pays et l'ouvrir à la mondialisation" Emmanuel Macron, Le Monde, 27/9/15.

Mais certains militants  se mettent souvent  à militer comme s'ils se trouvaient une famille. Des années au PS ne valent pas caution de quoi que ce soit au niveau idéologique. On s'en rend bien compte, car même un court séjour comme celui de Macron dans cette institution, ou une carrière comme celle de Valls ne valent montre de convictions dites de gauche.

On ajoute à  tout ceci ce que Macron a déjà fait;
 -Soit le CICE
 -La conviction que c'est le patronat qui crée la richesse et la croissance, et l'emploi.
 C'est donc à lui, le patronat,  que Macron s'adresse sous le gouvernement Valls, d'ailleurs, comme si la politique de l'offre allait stimuler la demande...
 Cela rompt de manière incontestable avec la politique de redistribution des richesses du socialisme qui a le devoir, dans son essence même de socialiste,  de rééquilibrer les inégalités et redistribuer les richesses du haut vers le bas et non du bas vers le haut en subventionnant le patronat via nos impôts, ce que Macron a fait avec le CICE, pourtant.

"le libéralisme est une valeur de gauche" Emmanuel Macron, le Monde, 27/9/15

Chez Valls, comme chez Macron, on travaille plus, on est soumis au marché, on gagne sa croûte de manière difficile car l'époque est rude, enfin, pour nous la valetaille...

   De plus, les ouvrières sont sensées être des imbéciles, on n'est respectable qu'en costume cravate durement payé. Autant de marqueurs sociaux qui vont à l'encontre de tout ce qui fait l'ADN de ce qui est considéré comme de gauche, d'ailleurs.
 Car on va même,à l'extrême-gauche, glorifier des fois de manière très amusante la beauté du prolétaire bronzé par le soleil, comme Mélenchon l'a fait il y a quelques années en parlant d'ouvriers latino-américains. On a des accents lyriques et poétiques, comme le nom de l'alliance des partis de gauche ayant participé aux primaires du PS, la Belle Alliance Populaire, quasiment ridicule d'ailleurs dans sa désuétude que ça en devient attendrissant.
On a même qualifié le comportement de Macron de "mépris de classe" et j'avoue qu'il y a effectivement de cela, selon moi.

Il y a un telle vague idéologique chez les soutiens de Macron, enfin, ceux que j'ai pu approcher, que ces gens sont incapables d'expliquer leur attachement à celui-ci que par le rejet du "sectarisme" du PS...de la dogmatique du PS...enfin des vagues insultes effectivement, très tièdes, qui marquent plus des humeurs de femme qui a divorcé contre son ex mari.mais qui ne veut pas trop non plus se fâcher, vu qu'elle pense avoir gagné  une pension alimentaire et la maison, faut quand même pas trop qu'il se fâche,  le mari PS, très centriste comme comportement d'ailleurs, très bourgeois.
 Macron, c'est l'amant sulfureux de l'ex socialiste qui a encore honte de se dire du centre droit et qui peine à sortir son coming out.

Car Macron a une bonne base de droite dans ses soutiens, d'ailleurs, ça amuse beaucoup Jeff Melclalex, chez qui j'ai chipé les captures d'écran.
Macron attire des mecs de droite qui ont la fibre humaniste, qui sont déçus de Fillon , qui espèrent un libéralisme branché, cool, un libertarianisme de bon teint, sympa.
Faut dire que Macron a commencé sous Sarkozy à faire de la politique, c'est le rapporteur de la Commission Attali dont il a d'ailleurs aidé à appliquer les mesures chez Hollande également.

En fait, Macron essaie de combler un vide au Centre et grappille de droite et de gauche , comme un parti de centre droit ou de droite, au choix, ce qui n'est ni infamant, ni une insulte mais un constat.
Reste aussi la méthode de communication qui rappelle furieusement un certain Nicolas Sarkozy: se mettre en scène avec sa femme dans des magazines en est un exemple.


Faire de grands meetings grandiloquents avec des discours fleuves remplis de bon sentiments, oui, car d'idées, on a du mal à en trouver, c'est aussi la marque de Nicolas Sarkozy, même si Sarkozy trouvait quand même des moments pour glisser dans son phrasé les actes qu'il comptait faire.
Une communication très américaine dans le style, le show, un Lecanuet qui se prend pour Obama, quoi que , à la fin de son meeting à Lyon, j'ai cru que Macron allait guérir les aveugles et exorciser la France, le nouveau Jésus était arrivé...



Se placer au centre des discussions afin de prêcher ni de droite ni de gauche, pour justement racoler de droite et de gauche, c'est bien de Centre Droit, qui n'est pas loin du Centre Gauche, dont il s'agit. Comme on disait des radicaux:" c'est comme les radis, rouge ( comme les socialistes) à l'extérieur et blanc ( comme la droite) à l'intérieur." Ce qui est énorme dans cette conclusion, c'est que cette recette est vieille comme le monde, et on ose nous la présenter, sans rire,  comme novatrice et révolutionnaire...

la fin de cette maxime de la Troisième République ( 1870-1940) dit d'ailleurs:

"Et jamais posés loin de l'assiette à beurre "...





mercredi 1 février 2017

Le naufrage moral de Fillon

Il y a un véritable mur entre les gens normaux et la classe politique:

Témoin Thibault, au micro de Bourdin, qui assénait à un porte-parole de Fillon, David Lisnard, sa vie à lui, qui se faisait 165 heures de travail de nuit et ça ne suffisait pas, contraint de faire des heures au noir pour boucler ses fins de mois.
 Lisnard, maire de Cannes depuis 2014, faute de mieux, son mentor et ex-édile  Bernard Brochand ayant renoncé à se représenter suite à enquêtes pour  corruption (sic), n'a rien pu répliquer de cohérent à ça, sauf que Fillon était injustement et violemment attaqué.
Une fin de non-retour face à la réalité: des gens qui triment pour que les autres dépensent grassement l'argent de la République.
Tout le problème est là.

Monsieur François Fillon , qui aimait se faire appeler le Thatcher de la Sarthe, nous promet du sang et des larmes mais visiblement pas pour lui, sa famille et ses semblables.

Faut pas tout mélanger: le Français de base, on veut lui augmenter la TVA.

Mais le sang et les larmes ne s'adressent  pas au politique. Durant le quinquennat de Sarkozy, sous le gouvernement Fillon, on a vu ce gouvernement s'augmenter crapuleusement. Juste un rappel en passant.

On a vu un Eric Woerth vendre les biens de la République sans que ça émeuve.
Un autre rappel.

Fillon a refusé de voter en 2013 la loi sur la transparence fiscale des élus, on comprend mieux pourquoi.

Fillon, le Monsieur Propre des Républicains , qui a accablé Sarkozy, Copé, en expliquant que le Général de Gaulle, mis en cause , aurait démissionné.
Mais lui, mis en cause, ne se retire pas de la course à la Présidentielle.


Fillon argue que ce qu'il a fait, soit rémunérer sa famille comme assistants parlementaire, est légal, les faits si frauduleux, seraient même prescrits. Soit.
Est-ce moral? Rien n'est moins sur.




On va prendre juste l'exemple de sa femme, ses enfants, on va  en dire un mot à la fin de notre démonstration.
Les journalistes nous donnent le salaire de l'assistant parlementaire: en moyenne 1350 euros, certains arrivent à 2000 voire 3000 mais c'est, selon ce que disent ces assistants, très peu.
Si on met  le détail trouvé sur Wiki, on nous dit:
"Les parlementaires, députés sur les bancs de l'Assemblée nationale et sénateurs dans les fauteuils du Sénat, disposent d'une enveloppe mensuelle, appelée crédit collaborateur, permettant de rémunérer jusqu'à 5 salariés de droit privé en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée dans le cas d'un remplacement ou d'une mission ponctuelle".
Donc notre Pénélope, ayant été payée jusqu'à 10000 euros, a fait le travail de 5 assistants , Fillon avait besoin de tout ce personnel, selon ce qu'on nous dit...
Soit cette femme est surdouée, soit comment étaient payés les autres assistants parlementaires qui assistaient notre Thatcher de la Sarthe?
Il faut bien faire le job.
Surtout qu'on se rend compte qu'il est très très difficile de savoir ce que faisait Pénélope Fillon...
Ah oui, notre Mister Nobody veut lutter contre le travail au noir, il me semble...Ben, on est mal barré...

Ou alors, autre hypothèse. Fillon ne foutait rien comme parlementaire et il fallait trouver un moyen de profiter de l'enveloppe conséquente mise à disposition. Combien seraient-ils dans ce cas?

Quand à ses enfants, il souhaite mettre la  progéniture de la valetaille, soit le peuple,  en apprentissage le plus vite possible, payée au lance-pierre, mais, mais, cela ne semble pas s'appliquer à ses enfants qui ont bénéficié d'un petit job alimentaire durant leurs études bien rondelet en terme de rémunération.

Vous avez dit que Fillon est le chantre des valeurs chrétiennes et de la France propre? Ahem...





Contributeurs

Citoyen Reporter

Palestine Libre Nouvelles

Rappel de la loi

Pour rappel : la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amendes (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

La balise magique des liens en commentaires


Un bon truc afin de mettre des liens cliquables dans les commentaires: Vous mettez votre "lien" là où c'est indiqué et vous ajouté le texte qui l'illustre à la place de MOTS
http://www.commentcamarche.net/contents/496-les-liens-hypertextes

Pour me laisser un message par mail

About Me

Sites de référence

Compteur visites depuis le1/5/2012, mis en place le 10/6/2012

Compteur Global

scoop it

Nombre total de pages vues

Notre Devise Originelle

Notre Devise Originelle
A méditer