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mardi 6 novembre 2012

Gallois, le MEDEF et le foutage de gueule

Voilà la mesure que le patronat du MEDEF attendait avec fébrilité et que l'UMP voulait voir: la réduction de 30 milliards de charges patronales censées relancer l'économie.

On compenserait avec des hausses de TVA, CSG et fiscalité écologique.

Mais, là, il y a du foutage de gueule!

Je suis rarement grossière. Mais on va s'arrêter un peu sur la mesure en étant bassement pragmatique et mathématique.
Admettons qu'on baisse ses charges comme les patrons le voudraient.
Ils garantissent une relance si on fait ça.
Donc ils vont engranger des profits supplémentaires, dynamiser leur production, payer plus d'impôts etc...Ils vont, on l'espère, engranger bien plus que 30 milliards. Ils pourront donc facilement rendre ces 30 milliards, non?

Alors pourquoi les reprendre de suite en compensant par ces hausses injustes de TVA, CSG etc...
 Ou alors cela veut dire qu'ils ne sont pas sûrs du tout de la relance et que les 30 milliards sont juste pour leur pomme...
Les Patrons peuvent-ils signer un contrat comme quoi si on leur enlève du dos ces 30 milliards supposés leur sucer le sang, ils vont relancer la croissance? Sinon, je ne vois pas pourquoi faire ce qu'ils demandent.
Et surtout je ne vois pas pourquoi on devrait payer pour leurs demandes.
C'est à eux d'assumer.
Ils ne peuvent pas dire qu'ils vont relancer la croissance avec cette mesure?

Donc c'est du foutage de gueule!        

11 commentaires:

  1. il appelait ce matin sur Inter au patriotisme
    mais il a du zapper que le capital des entreprises françaises est largement étranger

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  2. Il s'agit de tout sauf d'un foutage de gueule: la mondialisation met en concurrence directe des pays à coût du travail différent, selon leur niveau de protection sociale.

    Il y a plusieurs années que tous les gouvernements français (depuis celui de Michel Rocard, inventeur de la CSG)tentent de faire basculer progressivement le financement de la protection sociale:

    -des seules cotisations sociales (ce qu'on appelle "les charges"), qui ne touchent que le revenu du travail, et pénalisent d'autant plus les entreprises qu'elles emploient davantage de main d’œuvre (donc, en définitive, pénalisent l'emploi)

    -vers la CSG (qui touche aussi les revenus du capital) ou la TVA (fondée sur la consommation -mais, là, c'est toujours resté à l'état de projet).

    Plusieurs pistes sont donc aujourd’hui évoquées pour trouver de nouvelles sources de financement de la protection sociale, comme notamment une hausse de la CSG et de la TVA. Si François Hollande a confirmé jeudi dernier son intention de basculer une partie des cotisations patronales ou salariales (les "charges") sur la fiscalité, il n’a cependant pas avancé de chiffre. Une seule certitude: ce basculement se fera « dans la durée », a assuré le gouvernement et pas en 2013.

    Pour Didier Tabuteau, responsable de la Chaire santé à Sciences Po, une hausse de l'une ou l'autre, voire des deux, pour compenser le manque à gagner risquerait d'affecter le pouvoir d'achat. « Si vous remplacez des cotisations patronales, qui n'ont pas d'impact direct sur le salarié, par une hausse de la CSG ou de la TVA, il y a inévitablement une baisse du pouvoir d'achat », affirme-t-il.

    Pour cet expert, l'autre risque d'un transfert des charges « c'est que les recettes de la protection sociale soient réduites, qu'elles ne soient pas compensées à due concurrence », car « il va être difficile de mettre des impôts supplémentaires, » explique-t-il à l’Agence France Presse.

    C'est en 2013 que le Haut Comité du financement de la Sécurité Sociale devra remettre au gouvernement un rapport pour remettre à plat tout le système de financement de la protection sociale.

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    1. ce que vous dites est hors sujet, vous n'avez pas compris.

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    2. Oui, il n'y a pas forcément des trucs faux dans votre commentaire mais vous n'avez rien compris au billet. Relisez donc, svp

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    3. J'ai parfaitement compris: la baisse des "charges sociales", qui financent la protection sociale, destinée à relancer la croissance, posent la question essentielle, non abordée dans votre article :"par quoi remplacer ce financement, sans trop affecter la croissance par une baisse trop forte du pouvoir d'achat?": c'est un problème de vases communicants, il faut trouver le bon point d'équilibre.

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    4. Non, si il y avait croissance, grâce à ce biais, le financement se ferait automatiquement.

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    5. Ajoutons pour conclure mes participations à cet article:

      -que beaucoup de pays (Grande-Bretagne, pays scandinaves, Québec) ont déjà fiscalisé totalement le financement de leur protection sociale, assise uniquement sur l'impôt sur le revenu (qui touche donc tous les revenus imposables, pas seulement ceux du travail);

      -que beaucoup de pays ne comptabilisent pas dans les "charges" ce qui en constitue pourtant une pour l'entreprise: aux Etats-Unis, la loi oblige toute entreprise de plus de 25 salariés à leur payer une assurance-santé (privée, il n'y en a pas d'autres): ce n'est pas une "charge"...mais c'est une dépense de protection sociale imposée aux entreprises par la loi!

      C'est là toute la problématique de "la baisse des charges", sujet de cet article.

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    6. Tout dépend du niveau de la croissance (dont il ne faut pas attendre des miracles: les entreprises britanniqes n'ont aucune charge sociale, la protection sociale est financée par l'impôt sur le revenu, mais la croissance n'est pas pour autant extraordinaire!), qui déterminera dans quelle mesure il compensera cette baisse du financement.

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  3. C'est toujours les mêmes qui trinquent.

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    1. Il y a un moment, va falloir que ça s'arrête! Merci de ton passage!

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